{"id":4483,"date":"2017-03-19T23:14:16","date_gmt":"2017-03-19T23:14:16","guid":{"rendered":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/?p=4483"},"modified":"2017-03-26T17:37:59","modified_gmt":"2017-03-26T16:37:59","slug":"2084-la-fin-du-monde-boualem-sansal","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/?p=4483","title":{"rendered":"2084: La fin du monde &#8211; Boualem Sansal"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/p6.storage.canalblog.com\/61\/38\/1111954\/107400216.jpg\" width=\"204\" height=\"302\" \/>Lundi, 20 Mars 2017<\/p>\n<p>Boualem Sansal a \u00e9crit une dystopie, inspir\u00e9e en partie de 1984 par George Orwell, et presque certainement inspir\u00e9e par sa vie d&#8217;\u00e9crivain en Alg\u00e9rie et de voir ce qui se passe dans de nombreux pays arabes. Il a d\u00e9crit son livre comme un cri de peur.<\/p>\n<p>Mais Ati, le personnage principal, n&#8217;est pas Winston Smith. Alors qu&#8217;en 1984, Winston Smith et Julie font l&#8217;amour avec passion, et l&#8217;excitation de leur relationship\u00a0\u00a0impr\u00e8gne tout le livre. Dans le livre de Sansal il n&#8217;y a pas de romance, meme pas des femmes, pas d\u2019action et peu de complot.<\/p>\n<p>L&#8217;islam n&#8217;est pas parl\u00e9 dans le livre, mais il est \u00e9vident que l&#8217;auteur vise des r\u00e9gimes tels que Daesh, mais clairement son livre est un avertissement contre toutes les formes extr\u00eames de la religion. On peut penser \u00e0 l&#8217;\u00e9glise catholique \u00e0 l&#8217;\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale et comment ils voulaient contr\u00f4ler la pens\u00e9e avec l\u2019Inquisition.<\/p>\n<p>Il a cr\u00e9\u00e9 un pays apparemment sans fronti\u00e8res et sans connexion ni connaissance de quoi que ce soit \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur. Le pays est appel\u00e9 Abistan apr\u00e8s Abi, le proph\u00e8te principal et nomm\u00e9 par Yolah, la divinit\u00e9.<\/p>\n<p><i>\u201cY\u00f6lah est grand et Abi est son D\u00e9l\u00e9gu\u00e9&#8221;<\/i><\/p>\n<p>Une nouvelle langue, Abilangue a \u00e9t\u00e9 construite pour Abistan; Si les mots ne sortent pas pour des concepts comme la libert\u00e9 et l&#8217;\u00e9galit\u00e9, ils n&#8217;existeront pas dans l&#8217;esprit des gens. On apprend que le mot \u201cennemi\u201d a disparu du lexique&#8221;. Sansal a parl\u00e9 que dans l\u2019Alg\u00e9rie d&#8217;aujourd&#8217;hui on se dit plu la \u2018langue fran\u00e7aise\u2019. Il est devenu la &#8216;langue \u00e9tranger&#8217;. Comme ca,\u00a0 les mots cessent d\u2019\u00eatre. En 1984 on trouve quelque chose de semblable &#8211; le novlangue (newspeak en anglais). Les deux livres\u00a0 montrent un r\u00e9gime qui souhaite d&#8217;\u00e9liminer tout autre mode de pens\u00e9e et id\u00e9e h\u00e9r\u00e9tique.<\/p>\n<p>\u201cQui contr\u00f4le le pass\u00e9 contr\u00f4le l\u2019avenir. Qui contr\u00f4le le pr\u00e9sent contr\u00f4le le pass\u00e9,\u201d dit George Orwell in 1984. \u00c0 Abistan, il n&#8217;y a pas de pass\u00e9 ou d&#8217;avenir. C&#8217;est toujours 2084.<\/p>\n<p><i>\u201cle d\u00e9but est la fin et la fin est le d\u00e9but et aujourd\u2019hui est toujours aujourd\u2019hui.\u201d<\/i><\/p>\n<p>A la fin du livre, Ati d\u00e9cide d&#8217;aller \u00e0 la recherche de la fronti\u00e8re. . . Si elle existe r\u00e9ellement.<\/p>\n<p>La chose effrayante est que l&#8217;on ne peut pas appeler ce livre de science-fiction parce qu&#8217;il est trop proche de la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;auteur traite d&#8217;un th\u00e8me similaire \u00e0 ce que Houllebec a tent\u00e9 de faire avec Soumission. O\u00f9 Houllebeqc a \u00e9chou\u00e9, Sansal a \u00e9crit une \u0153uvre importante m\u00eame si elle est penible \u00e0 lire<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lundi, 20 Mars 2017 Boualem Sansal a \u00e9crit une dystopie, inspir\u00e9e en partie de 1984 par George Orwell, et presque certainement inspir\u00e9e par sa vie d&#8217;\u00e9crivain en Alg\u00e9rie et de voir ce qui se passe dans de nombreux pays arabes. &hellip; <a href=\"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/?p=4483\">Continue reading <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":352,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-4483","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorised"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4483","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/352"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4483"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4483\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4486,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4483\/revisions\/4486"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4483"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4483"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4483"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}