{"id":4850,"date":"2021-04-17T12:55:34","date_gmt":"2021-04-17T11:55:34","guid":{"rendered":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/?p=4850"},"modified":"2021-04-17T12:55:34","modified_gmt":"2021-04-17T11:55:34","slug":"le-quai-de-ouistreham-florence-aubenas","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/?p=4850","title":{"rendered":"Le Quai de Ouistreham &#8211; Florence Aubenas"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft size-large\"><a href=\"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/cover-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"200\" height=\"300\" src=\"http:\/\/lesliaisonsliteraires.co.uk\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/cover-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4852\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Florence Aubenas a travaill\u00e9 comme journaliste \u00e0 <em>Lib\u00e9ration, Le Nouvel Observateur <\/em>and<em> Le Monde<\/em>. Avec son guide irakien Hussein Hanoun, elle a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9e le 11 juin 2005 apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue pendant 5 mois en otage en Irak. Elle est souvent d\u00e9crite comme un grand reporter qui traduit approximativement et \u00abenvoy\u00e9 sp\u00e9cial\u00bb ou une journaliste qui examine les probl\u00e8mes plus en profondeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Au moment de la crise financi\u00e8re de 2009, elle a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;essayer de trouver du travail dans une ville avec laquelle elle n&#8217;avait aucun attachement ant\u00e9rieur et d&#8217;essayer de comprendre comment la crise affectait ceux dont la vie \u00e9tait la plus pr\u00e9caire.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle a choisi Caen et s&#8217;y est rendue pour y chercher un emploi non qualifi\u00e9. Gardant son propre nom, elle loua un logement et se coupa compl\u00e8tement de son mode de vie normal.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre raconte ses \u00e9preuves de recherche de travail et d\u00e9crit la vie de certaines des personnes qu&#8217;elle rencontre et comment elle se trouve au bas de la pile. Il y a Victoria qui a travaill\u00e9 comme femme de m\u00e9nage toute sa vie et qui a \u00e9t\u00e9 \u00e0 un moment active au sein du syndicat. Une \u00e9poque o\u00f9 les syndicats avaient encore une certaine influence. Et Philip qui cherche un emploi mais on lui dit qu&#8217;il doit t\u00e9l\u00e9phoner \u00e0 un num\u00e9ro &#8211; il explique que son t\u00e9l\u00e9phone a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9 et que sans travail, il ne peut pas se permettre de le reconnecter.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais c&#8217;est plus qu&#8217;une histoire sur la crise financi\u00e8re. Il s&#8217;agit \u00e9galement de la mani\u00e8re dont les \u00eatres humains sont trait\u00e9s au pays de l&#8217;\u00e9galit\u00e9 et de la fraternit\u00e9. On voit Florence, travaillant comme femme de m\u00e9nage, se faire blanchir lorsqu&#8217;elle dit bonjour aux gens, comme si elle \u00e9tait invisible. On apprend \u00e0 quel point les st\u00e9r\u00e9otypes de genre sont encore profonds. On ne demande jamais aux hommes de nettoyer les toilettes. Rarement une pause. Perdre des heures de voyage, eh bien, c\u2019est normal. On leur dit de refaire des t\u00e2ches subalternes et parce qu\u2019ils ne l\u2019ont pas fait selon les normes requises. Pourtant, ses coll\u00e8gues acceptent si souvent leur impuissance.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que Florence Aubanas d\u00e9couvre est incroyablement choquant &#8211; l&#8217;intimidation, l&#8217;humiliation, le travail forc\u00e9 d&#8217;heures suppl\u00e9mentaires \u00e0 chaque quart de travail, l&#8217;acceptation de leur sort et le d\u00e9clin de l&#8217;industrie qui a emport\u00e9 le pouvoir des syndicats. Ceux qui fr\u00e9quentaient le Job Center n\u2019\u00e9taient pas vraiment en mesure de chercher du travail &#8211; seulement des \u00abheures\u00bb. Et pas de pause caf\u00e9! Elle a dit qu&#8217;elle en \u00e9tait venue \u00e0 admirer le courage quotidien de ses coll\u00e8gues.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, j&#8217;ai trouv\u00e9 la lecture de ce livre penible. Tout d&#8217;abord, c&#8217;\u00e9tait comme tourner les pages d&#8217;une \u00e9tude de cas sociologique. Il y aurait eu un moment o\u00f9 j&#8217;ai trouv\u00e9 une telle \u00e9tude fascinante. Je me souviens de l&#8217;excitation avec laquelle j&#8217;avais commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier la sociologie, \u00e0 d\u00e9couvrir comment nous, en tant que soci\u00e9t\u00e9, fonctionnions, ou pas! Plus tard, apr\u00e8s quelques ann\u00e9es d&#8217;enseignement de la mati\u00e8re, je ne me suis plus aussi int\u00e9ress\u00e9 qu&#8217;avant. Deuxi\u00e8mement, \u00e0 plusieurs reprises dans le pass\u00e9, j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 sans argent et heureux de faire tout travail manuel qui couvrirait mes frais de subsistance. Donc, une grande partie de ce sur quoi Florence enqu\u00eate n&#8217;est pas vraiment nouvelle pour moi. Troisi\u00e8mement, d&#8217;autres ont couvert le terrain de mani\u00e8re beaucoup plus originale &#8211; par exemple, les films de Ken Loach ou George Orwell\u2019s <em>Dans la d\u00e8che \u00e0 Paris et \u00e0 Londres.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Pour ces raisons, je n&#8217;ai pas aim\u00e9 ce livre. Je voulais vraiment l&#8217;appr\u00e9cier car il traite de questions tr\u00e8s cruciales, des questions qui doivent \u00eatre trait\u00e9es de toute urgence. Et Florence Aubenas est une journaliste extraordinaire et remarquable. Mais j&#8217;ai trouv\u00e9 le livre ennuyeux.<\/p>\n\n\n\n<p>Et je voulais des solutions. Comment pouvons-nous changer les choses? Certains peuvent soutenir que ces questions ne sont pas pour le journaliste. Je ne suis pas s\u00fbr. Regardez les \u00e9crits de Paul Mason, George Monbiot et Polly Toynbee. Ils parviennent \u00e0 rendre compte et \u00e0 commenter la soci\u00e9t\u00e9 du point de vue clairement \u00e0 gauche du centre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Florence Aubenas a travaill\u00e9 comme journaliste \u00e0 Lib\u00e9ration, Le Nouvel Observateur and Le Monde. 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